Inauguration de la
maison des solidarités
J'ai eu le plaisir, jeudi dernier, d'officier à l'inauguration de la nouvelle maison des solidarités, rue Galliéni, à Noisy le Sec.
(ci-contre, de gauche à droite, Gilles Garnier, Bally Bagayoko, Laurent Rivoire, Stéphane Troussel, JF Baillon, Jean De Chambrun et Claude Bartolone). Ce sont 1700 m2 qui vont permettre de favoriser les échanges entre les services, le travail, et la transversalité... pour un meilleur service aux usagers. Le conseil général a dépensé 4,5 millions € pour cette réalisation. Je suis vraiment fier de l’acharnement dont j’ai fait preuve depuis 2004 pour y arriver.
60 agents vont travailler dans cette structure. Ceux de l'aide Sociale à l’Enfance qui assureront le suivi de 97 enfants bénéficiant d’une mesure de protection et de 102 enfants concernés par une "information préoccupante". Ceux du service social
qui assureront l’accueil, l’accompagnement individuel et la prévention (insertion, accès aux droits, culture, santé, enfance, famille) des noiséens. Ceux de la circonscription et du centre de Protection Maternelle et Infantile, en charge du suivi des 272 assistantes maternelles et familiales de la commune et qui assureront les consultations médicales, les bilans de santé dans les écoles maternelles et les visites à domicile des sages-femmes et des puéricultrices.
Tout comme je suis fier d’avoir, sans aucune difficulté, obtenu du Président Troussel, que cette structure porte le nom de Jacqueline-de-Chambrun, décédée le 24 septembre dernier. Je l’ai déjà dit sur ce blog, Jacqueline de Chambrun était l’inventrice du service départemental de Protection Maternelle et Infantile dont elle a été le médecin responsable pendant 20 ans. Son fils,
Jean, présent et très ému, sur cette photo ci contre, a rappelé son nom de lieutenante : « Noëlle », avec lequel elle s’est illustrée dans le maquis. C’est dans ces circonstances et au front qu’elle a rencontré son mari. C’est là que ce sont forgés ses engagements dans son combat pour les droits de l’Homme et de la Femme, pour répondre à la question sociale. Cette femme qui a supprimmé les panneaux « interdit au public » dans les crèches, qui a transformé les boxes d’isolement pour bébé contagieux en local pour conseillère conjugale, qui a introduit les sages-femmes
et les psychologues à domicile… est de celles qui ont fait la France progressiste. Formant les auxiliaires de puériculture de PMI dans la salle à manger du Conseil général, en dehors des heures de cantine, obtenant du ministère de l’Éducation nationale qu’il valide leur diplôme, soutirant des fonds à l’État pour payer des conseillères du planning familial,
installant la musique dans les centres de PMI pour faire des bénés des musiciens, augmentant les consultations maternelles en PMI et en crevant pour les femmes, les mères, les jeunes et toutes les filles, se penchant sur un travail de fond pour comprendre la mort subite du nourrisson (cliquez ici), en autopsiant les bébés...
Ce nouvel équipement rappelle que le service public est la solution pour
enrayer les difficultés sociales, enrichir les populations de ce que la solidarité forge en citoyenneté, démonter le dogme de l’économie aveugle pour l’investissement dans l’humain… d’abord !
Cordialement: Gilles Garnier