Primaires à Marseille
19 000 marseillais ne me feront pas changer d’avis. Les primaires sont le niveau zéro de la démocratie. Elles ne font que mettre la politique au même niveau que la "star ac" ou "master chef "...
Soit vous êtes militante ou militant politique et vous y participez sincèrement, comme vous l’auriez fait au sein de votre organisation, comme avant, quand on croyait que militer avait son importance. Soit vous êtes désormais un supporter et, désolé pour Marseille, mais on avait l’impression dans cette primaire que chacun avait son virage, son club de tifosi.
Je ne suis pas loin de croire ce que dit Madame Carlotti et qu’au lieu de remettre de la sérénité, ces primaires ont été une course aux clients. Je n’ose imaginer ce qui a été promis ou susurré à l’oreille des électeurs et électrices pour que ceux-ci se déplacent à la primaire.
Désormais ce ne sont plus les seuls moments électoraux qui sont des moments de marchandages mais aussi les primaires.
Alors oui, au lieu de ce dévoiement de la démocratie, au lieu de ce marché aux voix, je préfère la démarche citoyenne de mon ami Jean Marc Coppola, tête de liste communiste front de gauche,
qui a proposé aux marseillaises et aux marseillais d’écrire ensemble un programme de gauche pour sortir la ville de l’ornière dans laquelle elle est. A cause de Gaudin et de son immobilisme et de la famille socialiste locale qui se vautre dans le clientélisme. Lire l'article de l'huma. Je préfèrerai toujours des citoyennes et des citoyens conscients qui sortent d’une réunion ou d’un atelier après avoir partagé et confronté, plutôt qu’un clic pour choisir un casting politique. Mais ça, c’était avant… avant qu’un grand parti de gauche ne croit qu’une primaire fait l’élection et qui continue de défendre l’idée qu’entre deux élections on n’a pas à écouter celles et ceux qui vous ont élus. Alors puisque les médias
et certains politiques considèrent que la seule échéance qui valle est la présidentielle, attendons 2017 ? Je crois qu’à ce prix là les deux vainqueurs des futures élections soient le fascisme et l’abstentionnisme.
Cordialement: Gilles Garnier