Bonjour,
Je constate, malgré le ton optimiste de Jean marc Hérault, lors de son discours à l'Assemblée, que François Hollande, contrairement à ce qu’il avait annoncé, n’a pas renégocié le traité budgétaire Européen. Il a été signé tel qu’il avait été co-rédigé du temps de la droite. Ce traité imposera à tous les États membres de continuer à pratiquer des politiques libérales. Les concessions accordées par Mme Merkel comportent de lourdes contreparties. La BCE conserve son rôle et conserve ses pouvoirs de supervision sur le secteur bancaire. Le calendrier d'application de la taxe sur les transactions financières reste flou. Le carcan de l’austérité demeure. l'État et collectivités locales sont toujours soumis au dogme de la réduction des dépenses publiques et la politique budgétaire des États sera davantage contrôlée par Bruxelles. Les marchés et les banques continueront d’imposer leur loi.
Au contraire, il faut retourner la BCE contre les marchés. Des mesures exceptionnelles avaient été décidées l’an dernier, il fallait les pérenniser. En fait, il fallait faire tout le contraire du pacte budgétaire et de la règle d’or.
Cordialement: Gills Garnier