Bonjour,
Etats généraux de la
démocratie territoriale.
Une nouvelle étape de la décentralisation est à l’ordre du jour. Malgré les promesses présidentielles la réforme Sarkozy n’est pas remise en cause ! Notamment en ce qui concerne la carte intercommunale. (La mise en place accélérée de la métropole marseillaise en est une illustration et le prétexte de la sécurité un peu tiré par les cheveux !). Le pouvoir et les compétences des régions seront renforcés.
Les Etats généraux de la démocratie territoriale, les 4 et 5 octobre prochain, organisés par le Sénat, doivent être utilisés pour l’expression d’exigences fortes et j’espère que tous mes collègues de gauche vont transformer en actes, sous un gouvernement de gauche ce qui a traversé leurs discours sous un gouvernement de droite. Le mode de scrutin choisi en dira long sur la volonté de voir le peuple se mêler des politiques nationales et locales.
Allons nous refaire faire ce que la droite a défait en matière de libre administration des communes, des départements et des régions ? Allons-nous renforcer les libres coopérations entre les communes, les départements… ? Allons-nous renforcer les politiques publiques en créant du commun et de la cohérence à partir du principe de subsidiarité ? Allons-nous installer de nouvelles relations avec l’Etat, garant de l’égalité territoriale ? Allons-nous voir enfin revenir un peu de justice en matière de moyens financiers et d’autonomie fiscale ? (Possibilité de délier les taux entre ménages et entreprises, fin du ticket modérateur, niveau des dotations, péréquations et compensations de l’Etat… ?).
Les élu-e-s de terrains doivent saisir ces états généraux car, au moins, ils existent !
Cordialement : Gilles Garnier