Bonjour,
Ernestine Ronai nationalise la lutte
contre les violences envers les femmes
Najat Vallot Belkacem vient de missionner ma trés chère amie, Ernestine Ronai, pour coordonner la "mission interministérielle pour la protection des femmes victimes de violences". (MIPROV). C'est le meiller choix. Les louanges sur l'engagement d'Ernestine sont unanimes.
Sous son impulsion, en Seine Saint Denis, la violence envers les femmes a considérablement reculé, la peur à commencé de changer de camp. Et nous sommes fiers d'offrir le fruit de nos combats, de nos expériences, à toutes les femmes de la nation et au delà. C'est la preuve qu'investir en Seine Saint Denis, terre de tous les contrastes, bénéficie à tout le territoire.
En 2010-2011, 200 000 femmes entre 18 et 75 ans ont été victimes de violences sexuelles hors ménage et près de 600 000 femmes ont été victimes de violences au sein même de leur ménage.
Ces chiffres sont insoutenables! Il n’y a pas plus d’assassinats de femmes en Seine-Saint-Denis qu’ailleurs. Mais ici, parceque le Conseil général, voilà dix ans, c’est retroussé les manches et à déployé des moyens, il existe un observatoire qui travaille en partenariat avec la police, la justice, les associations d’aides aux victimes. C’est ce partenariat qui a permis de mettre au point le téléphone portable d’urgence, visant à faciliter le secours et l’assistance des femmes en très grand danger. Il va être généralisé. En appuyant trois secondes sur une touche du téléphone,
les forces de police interviennent immédiatement. Au-delà de son efficacité directe, ce dispositif libère, déculpabilise, donne la force aux femmes d’entreprendre des démarches qu’elles avaient mises de côté, aussi bien au niveau juridique que social, avec par exemple, la reprise d’un travail.
Ernestine à permis la mise en commune de multiples synergies. C’est ainsi que le tribunal de grande instance de Bobigny a pris trés au sérieux l’engagement du Conseil général. L’ordonance de protection en est une preve manifeste. Elle permet à la personne en danger au sein de son foyer de solliciter le juge aux affaires familiales en urgence
et en dehors de toute procédure pénale pour lui demander des mesures de protection, même si aucune plainte n’a été déposée. Ainsi le tribunal peut, très vite ordonner l’évincement du domicile du conjoint violent, lui interdire d’entrer en relation avec la victime, organiser le droit de visite pour les enfants, interdire la sortie du territoire pour les enfants. Ernestine s’est beaucoup démenée pour que cette loi prenne vie: Loi n° 2010-769 du 9 juillet 2010:
"Lorsque les violences exercées au sein du couple ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants, le juge aux affaires familiales peut délivrer en urgence à cette dernière une ordonnance de protection.":
Sylvue Moisson, Procureure du
Tribunal de grande instance de Bobigny.
Cordialement: Gilles Garnier