L"@ democratie" a t-elle un avenir?
Il est une vieille tradition des dictateurs: ils disent toujours qu'ils n'ont pas besoin de corps intermédiaires, de syndicats, d'associations, de partis... pour dialoguer avec le peuple, puisqu’ ils font corps avec celui-ci. Si on ne prend que le 20ème siècle, ce fut le cas de tous, un bon meeting, des acclamations... valent approbation.
De toute façon, il n'y a qu'un émetteur et vous, citoyens, vous pouvez approuver ou rejeter en ne participant pas, mais vous ne pouvez pas débattre ni contredire. Grillo en Italie a créé le premier « @ parti ». Pas de siége, pas d'organe élu, pas de réunion... Non rien… ! Si ce n'est le « blog du chef ». Chaque soir, avant de vous coucher ou le matin, en vous levant, vous consultez le blog et vous savez ce que vous devez penser ou faire. C'est le petit livre de Mao, en perpétuelle réédition. D'ailleurs, comme dans tout système totalitaire,
vous devez le consulter le plus souvent possible car, quand le gourou change de position,
vous devez vous adapter et changer votre discours. Aviez-vous imaginé qu'il puisse exister un parti ainsi conçu? Un parti, non ! Plutôt un chef, qui interdit a ses troupes de s'adresser aux medias sans son autorisation. Un homme qui dit qui et quoi voter a ses groupes parlementaires, alors qu'il ne lit pas les textes de loi. Un homme qui encense un professeur de droit constitutionnel et veut même en faire un Président de la république et qui, quelques semaines plus tard, le traite de sénile. Grillo a du néon ou du Caligula... Il aime tellement la démocratie et le pluralisme qu'il veut un parlement monocolore. Mais nombre de femmes et d'hommes qui l'ont suivi, en particulier les parlementaires, ont cru a cette soit disant nouvelle maniére de faire de la politique moderne puisque « @ politique ». On voit, avec les « grandes oreilles Obama » ce qu'il en est de nos libertés.
On le voit avec la Grèce et la mort de la télé publique. Les "@ partis", je l'espère, n'ont pas d'avenir. Et Grillo et son mouvement va exploser. Les partis pirates, à part en Islande, sont déjà sur le déclin. Alors oui a l'usage d'internet pour informer, pour réagir… Mais rien, non rien ne remplacera la délibération collective, le débats.
Non aux gourous "pro" ou "post" fascistes.
Cordialement: Gilles Garnier
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