Le fils à Papa.
La première interview de nouveau Président du MEDEF, Pierre Gattaz,
n'a pas déçu les grands patrons et les grandes fortunes. Trop de fonctionnaires, trop de dépenses publiques, trop de "charges"... les entreprises ne sont pas assez soutenues, trop contraintes, paient trop d'imoôts... Il faut travailler plus longtemps ou accepter de voire sa pension baisser... 
Quelle honte. Les cadeaux aux grandes entreprises n'on jamais été aussi colossaux. Du PS à l'UMP ils rivalisent tous de vocabulaire pour encourager à stimuler la compétitivité en réduisant ls droits des salariés, encourageant les bas salaires, la précarité... Les salariés qui créent la richesse de l’entreprise payent, eux, leurs impôts. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à le faire, à la suite du gel du barème décidé en 2011. Le rapport Queyranne, évoque 110 milliards d’euros d’aides aux entreprises, incluant aussi celles qui sont
versées par les collectivités territoriales – 6,5 milliards d’euros, les allégements généraux de cotisations sociales – 21 milliards d’euros –, les aides budgétaires – 23 milliards d’euros –, qu’elles soient directes, par le biais de subventions, ou indirectes, sous forme de bonifications de prêts ou de ressources fiscales affectées. C’est bel et bien cette politique de réduction continue de la recette publique, qu’il s’agisse de nos impôts ou des cotisations sociales, qui est aujourd’hui clairement sur la sellette, et non un prétendu excès de la dépense publique, comme voudraient nous le faire croire les économistes bien-pensants. Les pertes 

engendrées par l’évasion fiscale atteignent au moins 80 milliards d’euros. Des dizaines de milliards d’euros déposés sur les livrets A et les livrets de développement durable ont été laissés à la libre disposition des banques.
Monsieur Gattaz est aussi cynique que ses prédécesseurs. Son discours est une insulte envers toutes celles et tout ceux qui souffrent de cette politique égoïste et suicidaire, mise en place depuis des décennies et qui plonge les peuples dans l’abyme.
Cordialement: Gilles Garnier.