Cher Christian,
Il y n'y a pire injustice que celle de la mort. Partir si brutalement, peu de temps après son départ en retraite est une terrible injustice. Quel souvenir garderons-nous de Christian ? Un homme pétri de justice et d'humanité . Un homme qui pensait aux autres. Il n'y a pas un dirigeant sportif noiséen qui ne se souviendra de lui. Sous ces airs bougons il avait un cœur d'or et cherchait perpétuellement a rendre service aux sportives et sportifs de notre ville pour qu'ils puissent donner le meilleur d'eux mêmes. Pour qu'ils donnent aux noiséennes et aux noiséens le plaisir de voir du sport simple et généreux. Il aimait le sport dans sa dimension humaine et chaleureuse. Il avait surtout, cheville au cœur, le sens du service public. Il voulait que le service public municipal donne le meilleur de lui même. Que cette ville de noisy soit une ville sportive pour toutes et tous. Il savait que, pour que l'alchimie entre le monde associatif et le service public marche, il faut un fort engagement politique. De vraies options politiques. Et lui, qui a connu 5 maires, a pu faire la différence entre celles et ceux qui se sont servi du sport et ceux qui ont servi le sport. Ce sont les maires et les adjoints communistes qui ont, selon lui, le mieux servi les ambitions du monde sportif noiséen. Mais cette connivence qu'il a eu avec Roger, Jean Louis, Alain, Mohammed et moi, ne l'empêchait pas d'être franc, sincère, jamais complaisant ni cireur de pompes, si je peux me permettre. N'oublions jamais qu'il était, aussi, syndicaliste cégétiste. Son engagement de cégétiste et de communiste a été entier jusqu’à la fin. Il avait mené toutes les dernières campagnes, dont celle pour Pascale, il y a quelques semaines. Il me disait qu'avec la retraite, il aurait plus de temps et de la latitude pour s'engager. Et il a tenu parole. Oui Christian, va nous manquer. Sa gouaille, sa voix, ses opinions… Merci Christian pour ce que tu as fait comme agent, comme syndicaliste, comme communiste… Tes collègues, tes amis, tes camarades… mais surtout ta famille auront a cœur de continuer le chemin que tu nous a montré.
Gilles Garnier