Eklablog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Bonjour,

 

Alain Resnais est mort.

 

Dans une première vie j’ai beaucoup aimé le cinéma. J’ai, pendant plus de dix ans, suivi des festivals. En particulier celui de Venise et de Belfort. J’ai eu l’occasion de rencontrer Alain Resnais. Il avait présenté Mélo à la Mostra de Venise. Jeune journaliste d’un média local, j’espérais. Le service de presse du festival m’a pourtant traité comme les autres, au désespoir de Gérard Lefort de Libération qui, ce jour là, m’a permis d’assister à une de ses colères mémorables. "Quoi ? Il y aurait un créneau pour TSF et rien pour Libé ?". L’attachée de presse du festival lui rappelant les règles : douze créneaux dans une journée et Libé s’est réveillé trop tard!

Resnais avait la classe. Il vous parlait avec attention et politesse quelque soit votre "grade" dans la presse. Sa voix chaude et sincère, son amour immodéré des comédiens, sa patte et son style unique… tout ne pouvait que m’amener à être intimidé. Il a su me mettre à l’aise et, même s’il répondait à des questions qui lui étaient sempiternellement posées, il le faisait avec gentillesse et humour. Jeune, j’avais vu "nuits et brouillard" et "Hiroshima mon amour". Ces deux films sont, dans mon panthéon cinématographique personnel, comme chez tant de cinéphiles, je l’admets. Je suis certain qu’il avait encore des dizaines de projets dans ses cartons. Alors contentons nous de réciter : lui : "tu n’as rien vu à Hiroshima ?  Elle : "si j’ai tout vu, tout".

 

Cordialement : Gilles Garnier

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article